Le magazine d'information
du rat domestique
  
 


 © Ratzine

 


 
Euthanasie des portées non désirées (coup de gueule de Koen)

A toutes les personnes cautionnant les mises à mort de portées accidentelles ou kinder ou autre sous prétexte qu'elles sont consanguines, qu'il y a déjà bien assez de rats à sauver comme ça, qu'on ne peut pas sauver tout le monde après tout, etc.…

Effectivement, à cause des animaleries qui ne séparent pas les sexes, de la malveillance, de l'inconscience ou du manque de responsabilité de certains, et pour tant d'autres raisons qu'il serait trop long de citer ici, il y a énormément de rats qui rentrent dans le "réseau" du sauvetage, par le biais d'associations ou de particuliers, fournissant chacun un travail titanesque. C'est vrai que l'on n’est jamais assez nombreux, que tous les jours il arrive de nouveaux animaux en urgence, pour qui il faut trouver une solution sans attendre. Dans tous les cas, c'est la peine capitale qui les attend au bout du chemin si nous ne faisons rien.

Je sais que c'est désespérant, dégoûtant, affligeant, impossible à résoudre en apparence.

Mais nous parlons de mettre à mort une portée. Ce sont des bébés qui viennent de naître. Sont-ils conscients de leur naissance ? Pensent-ils déjà ? Ressentent-ils des choses ? Ce bébé qui vient de naître sent le lait dans sa bouche, il le reconnaît assez pour pousser ses frères et sœurs pour en boire de nouveau. Il aime ça. Ce n'est pas simplement vital, il est déjà gourmand. Il sent la chaleur de sa mère. Il sent des milliards de choses dont nous n'avons même pas idée. Et parce qu'il vient de naître, certaines personnes estiment que leurs vies valent moins qu'une autre et que par conséquent on peut les tuer sans avoir de remords, de regrets ni quoi que ce soit sur la conscience.

De quel droit ?
Les familles d'accueil et les associations hurlent souvent sur les rateries en leur disant qu'ils n'ont pas à jouer avec la vie des animaux. Qu'ils n'ont pas le droit de décider qui va s'accoupler avec qui, que tel animal va naître. Qu'ils n'ont pas le droit, finalement, de donner la vie. Et pourtant, ces mêmes personnes s'accordent le droit de décider de qui va mourir.

Dans l'histoire, un bébé à découvert que la terre était un enfer assez grand pour mourir le jour même de sa naissance. Pourtant notre monde peut être un paradis. C'est ce que l'on cherche tous à offrir à nos animaux. Un petit coin de paradis.

A ceux qui me parlent de consanguinité. J'ai envie de répondre qu'outre le seuil de consanguinité qu'il faut atteindre pour obtenir des malformations, si on devait mettre à mort chaque animal consanguin, la quasi totalité des rats de sauvetage serait tuée. Par conséquent, je suppose qu'on obtiendrait une version malsaine de la fameuse utopie, nous n'aurions plus que des rats sains et plus de rats à sauver. Quel monde merveilleux.

Aujourd'hui des bébés sont morts pour toutes ces raisons-là. Ils étaient trop encombrants, ils ne valaient pas assez la peine. Alors je leur dédie de tout cœur cet article, ce coup de gueule. Et où qu'ils soient aujourd'hui, que chaque personne lisant mes mots pensent à eux. Aussi utopiste que je puisse être, nous sommes le 01/02/2010, si quelqu'un me lit dans un mois, dans un an, dans dix ans, qu'il pense à ces bébés que je pleure en vain.

Koen

 

  Retour