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« Être fait comme un rat » signifie être pris, mis dans l'impossibilité de fuir, ou encore être dans une situation sans issue.
Origine : la comparaison « comme un rat » existe depuis le milieu du XVIe siècle. Inutile de dire qu'elle n'est jamais favorable, vu le peu d'estime porté en général à ces êtres-là, sauf dans le cas très particulier où ils sont à la fois petits et de l'opéra (voir « les petits rats de l’opéra »). Ainsi, on a pu trouver les expressions « pauvre (ou gueux) comme un rat (d'église) » ou bien « pris et cuit comme un rat », qui est équivalente à la nôtre, puis, plus tard, « crever comme un rat ».
Être fait comme un rat, c'est, avec le sens argotique de 'fait', être comme le rongeur lorsqu'il est coincé dans un piège dont il ne peut plus s'échapper, alors que son sort ne fait plus aucun doute. Si « être pris (et cuit) comme un rat » date de 1725, notre expression serait attestée pour la première fois en 1932. Certains supposent qu'elle serait née dans les tranchées, alors que, pour les soldats qui y étaient terrés, une des principales occupations était de capturer les rongeurs qui pullulaient.
« S'ennuyer comme un rat mort » signifie s'ennuyer vraiment beaucoup.
Origine : cette expression est à rapprocher de s'ennuyer comme la croûte derrière une malle. Comme la pauvre croûte desséchée, le rat mort oublié dans le grenier est le symbole de l'abandon, du délaissement. Et quand tout le monde nous a oublié, que le téléphone ne sonne plus, que personne ne nous invite plus à participer à quoi que ce soit, « qu'est-ce qu'on s'emmerde ! » (à prononcer avec l'accent de Chirac dans « Les Guignols »).
« Les petits rats de l'opéra » sont de jeunes danseuses ou danseurs, élèves de la classe de l'opéra, et faisant de la figuration.
Origine : pendant longtemps, l’école a vécu dans les bâtiments de l’Opéra, lieu peu adapté à sa mission de formation. C’est d’ailleurs la condition des élèves à cette époque qui est à l’origine de l’appellation des « petits rats de l’Opéra ». Les apprentis danseuses s'entraînaient à faire des pointes dans les étages de l'opéra ce qui faisait un bruit comparable à des rats qui marchent.
« À bon chat, bon rat » est une expression utilisée lorsque deux adversaires sont de force égale.
Origine : on emploie cette expression depuis le XVIe siècle. Ici le chat représente le chasseur futé, face auquel le rat devra s'adapter pour ne pas se laisser attraper. Il deviendra ainsi lui aussi très habile. Autrement dit, « l'élève égalera le maître ». On employait également au tout début du XVIIe siècle « à bon assailleur bon défendeur ». L'expression signifie qu'un combat est juste dans la mesure où les adversaires sont de force égale.
« Rat de bibliothèque » désigne une personne qui passe son temps à consulter des livres dans une bibliothèque.
Il existe encore de nombreuses expressions parlant de rat, comme un « rat d'hôtel » qui est un filou qui dévalise les hôtels, « avoir des rats dans la tête » qui signifie avoir des caprices, des bizarreries, des fantaisies, ou encore « être rat » qui veut dire être avare. Listons encore :
- une face de rat
- rat de quartier
- les rats quittent le navire
- triste comme un rat crevé
Saurez-vous retrouver la signification de ces expressions ?
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